Le 7 janvier dernier, notre classe de 3°C a effectué un rallye à travers la ville de Nantes sur le thème suivant : TRAITE NEGRIERE et MEMOIRE NANTAISE.
En effet, notre classe participe à une classe patrimoine sur le thème de l’astronomie et la navigation à Nantes au 17° siècle.
Pour le meilleur et pour le pire les marins nantais ont pris la mer et sillonné le globe, la plupart sont allés en Afrique puis aux Antilles, dans le cadre du commerce triangulaire entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique.
Environ 15 millions de personnes ont été déportés d’Afrique noire vers les Amériques.
Les commerçants des ports européens espéraient de cette manière faire de l’argent facilement. Les bateaux partaient avec des marchandises qui étaient échangées sur la côte africaine contre des esclaves, fruits de razzias organisées avec la complicité de certains rois africains. Les personnes ainsi déracinées étaient entassées d’une manière inhumaine dans les cales des bateaux et transportées vers l’Amérique du Sud, du Nord et les Caraïbes pour travailler la terre dans les champs de coton des colons.
Nantes a été un des principaux ports européens et de très loin le plus important port français pour ce honteux trafic. Les traces en sont encore très visibles tout le long du quai de la Fosse ou dans l’île Feydeau au travers des immeubles construits par les négriers nantais avec l’argent de la traite.
Car la réalité est là !
Le moteur de la traite a d’abord été ce qu’aujourd’hui on appellerait « le fric ». On a ainsi sacrifié des millions de vies humaines sur l’autel de l’économie.
Il est bon de méditer sur ce que furent les causes de l’esclavage et quelles en furent les immondes conséquences.
N’y a-t-il pas une communauté d’esprit et d’intérêt entre ceux qui aujourd’hui disent « qu’il n’y a pas d’autre solution » au travail des enfants dans les pays sous-développés et ces colons qui expliquaient que l’économie des Antilles ne relevait pas de l’esclavage ?
Face aux intérêts des négriers et autres « esclavagistes » des hommes de conscience se sont levés et se sont battus pour l’abolition de l’esclavage : citons Victor Schoelcher et tous les hommes qui ont réussi à abolir l’esclavage en France en 1848.
Notre ville de Nantes n’a pas eu peur ces dernières années de se pencher sur ce passé, nous sommes allés à la recherche des traces inscrites dans le nom des rues, les immeubles, les places et autres bâtiments.Nous sommes ainsi partis de la Butte Sainte-Anne qui domine le port de Nantes à coté de l’actuel musée Jules Verne, nous avons longé la quai de la Fosse, sommes passés par la rue d’Ancin ou se réfugiaient les esclaves ramenés à Nantes puis affranchis.
Nous sommes arrivés à la Place du Commerce qui s’appelait la place du Port-aux-Vins du temps des armateurs négriers, nous avons pénétré et observé la cour du 16 allée Duguay-Trouin, une cour typique d’une maison négrière du 18° siècle.
Ce parcours nous a pris deux bonnes heures de marche et d’observations enrichissantes.
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